Pour le 1% travaux publics


La Fédération nationale des arts de la rue

L’espace public est la source d’inspiration et de pétillements des arts de la rue. Ils sont poreux aux enjeux de transformations et de réappropriations des territoires. Présents dans tous les espaces partagés, ils participent à leur vitalité. Les arts de la rue s’adressent à tous, notamment par le biais de la gratuité, participant de cette façon de la mixité des publics, à la rencontre, à l’échange, au dialogue et à l’émancipation individuelle.

La Fédération nationale des arts de la rue porte comme valeurs :

  • la liberté : d’expression, de pensée, de création et de circulation dans l’espace public dans le respect des droits culturels et de la dignité humaine ;
  • l’égalité culturelle, l’équité territoriale et sociale et le libre accès aux pratiques artistiques ;
  • la fraternité portée par le lien social, la recherche de l´intérêt général et la défense du bien commun ;
  • la diversité culturelle.

Nous défendons le projet d’une réappropriation collective et citoyenne de l’espace public comme lieu de partage et de rencontre et de vivre ensemble, selon les principes de solidarité, de mutualisation et de co-construction des politiques publiques.

 

Pour la mise en place du 1% travaux publics dédié à l’art vivant

Dans une période où bon nombre d’équipes s’inquiètent pour leur devenir face aux resserrements budgétaires des collectivités, la Fédération porte depuis plusieurs années un nouveau dispositif de soutien aux arts de la rue et dans l’espace public : le 1% travaux publics pour la création en espace public. Inspiré du 1% artistique, ce dispositif préconise la création de cet outil complémentaire et distinct du premier, mais inspiré par la même philosophie.

Avec le 1% travaux publics, la Fédération invite les aménageurs, élus et techniciens des collectivités, urbanistes, architectes, promoteurs et entrepreneurs du BTP, à s’approprier une démarche artistique et à partager sa réflexion en actes sur les espaces qu’ils créent ou transforment. Cette nouvelle contribution culturelle concernerait 1% des budgets de création ou rénovation de l’espace public (travaux de voirie, de réseaux souterrains, d’opérations d’urbanisme et d’aménagements urbains – ZAC, ZUP, ZI, ZAE…, de transports, etc.), à l’exclusion des bâtiments publics déjà concernés par le 1% artistique qu’il ne s’agit pas de concurrencer.

Les crédits dégagés pourraient voir essaimer de multiples propositions artistiques et culturelles dans l’espace public, sans restriction de forme, de discipline, de temporalité ou de pérennisation de l’œuvre. De multiples expérimentations ont déjà étaient menées, issues du désir d’un aménageur public ou privé, et ont connu diverses réponses artistiques, à l’image du programme « Les nouveaux commanditaires » de la Fondation de France.

Il s’agit désormais que la volonté politique s’en empare pour les généraliser sur le territoire national. Démultiplié à l’échelle des différentes collectivités, le 1% travaux Publics permettrait le financement de fonds d’intervention pour soutenir les arts dans l’espace public. La mobilisation de la Fédération a permis d’inscrire dans la loi la remise d’un rapport d’opportunité sur la mise en place de ce dispositif par le gouvernement.